Le bilan carbone vise à quantifier les émissions générées par les activités de la HEP Vaud, afin d’orienter les décisions et de mieux comprendre les ordres de grandeur qui structurent notre trajectoire carbone.
Méthodologie générale
Le bilan carbone de la HEP Vaud s’appuie sur la méthode développée dans le GHG Protocol (Greenhouse Gas Protocol). Cette norme internationale offre un cadre méthodologique permettant de comptabiliser et de communiquer les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une institution ou d’une entreprise.
Le GHG Protocol distingue trois catégories d’émissions :
• Scope 1 : émissions directes, générées par l’institution (chauffage au gaz ou au mazout, consommation de carburant, etc.).
• Scope 2 : émissions indirectes liées à la production d’énergie achetée (électricité, chauffage à distance).
• Scope 3 : autres émissions indirectes liées aux achats, services, déplacements, alimentation, numérique, etc.
Le bilan carbone 2023 de la HEP Vaud inclut :
– les émissions directes et indirectes liées à l’énergie (scopes 1 et 2),
– les déplacements pendulaires et professionnels,
– les achats numériques,
– l’alimentation du restaurant (scope 3).
Ne sont pas comptabilisés, par manque de données : les constructions (gérées par le Canton), l’alimentation liée aux événements, les achats de biens de consommation généraux et les déplacements des visiteur·euses.
Pour chaque domaine, les données sont converties en CO₂-éq grâce à des facteurs d’émission reconnus. Ces facteurs, ainsi que le périmètre du bilan, évoluent selon la disponibilité des données. Le bilan carbone doit donc être mis à jour régulièrement.
Energie (scope 1 & 2)
Les émissions directes (Scope 1) et indirectes (Scope 2) de la HEP Vaud proviennent de la consommation annuelle de gaz, mazout, électricité et chauffage à distance des principaux sites (Cèdres et Docks).
Les facteurs d’émission appliqués se basent sur les référentiels suisses et internationaux reconnus, afin d’obtenir une conversion en CO₂-éq fiable.
La méthode détaillée (facteurs utilisés, périmètre exact, conventions) est en cours de documentation pour la prochaine mise à jour du bilan.
Mobilité (scope 3)
Mobilité pendulaire
Les données utilisées proviennent :
– d’une enquête Mobilidée pour le personnel (2023),
– d’une enquête interne du Bureau de la durabilité pour les étudiant·es (2025).
Les distances domicile-site ont été calculées, puis converties en émissions grâce aux facteurs d’émission Mobitool (v3.0), qui incluent l’ensemble du cycle de vie des véhicules (voiture, transport public, vélos, etc.).
Les étudiant·es en formation continue n’ont pas été inclus·es, faute de données suffisantes.
Les distances ont été agrégées par mode de transport, extrapolées au nombre total de personnes, puis converties en CO₂-éq.
Déplacements professionnels et académiques
Ces déplacements concernent une partie importante de la communauté : visites de stage, colloques, formations, enseignement, recherche, mobilité académique. Les déplacements des intervenant·es extérieur·es sont intégrés.
Sources utilisées :
– factures des agences de voyage,
– notes de frais,
– enquête mobilité étudiant·es (pour les stages),
– calculateur Atmosfair (pour les vols),
– facteurs Mobitool (v3.0) pour les transports terrestres.
Pour les vols, la classe économique a été utilisée par défaut (sauf indication contraire).
En cas de données incomplètes, les distances ont été estimées à partir du coût moyen par kilomètre.
Certains déplacements n’ont pas pu être comptabilisés, ce qui peut entraîner une sous-estimation partielle du total.
Alimentation (scope 3)
L’impact environnemental des produits alimentaires du restaurant de la HEP Vaud a été analysé par Beelong (2023).
Leur méthode ECO-SCORE repose sur une analyse du cycle de vie “du champ au rayon”, basée sur :
– World Food Database
– Ecoinvent
– Agribalyse
– données réelles des fournisseurs (ingrédients, distances, modes de production)
Les prochains calculs (restaurant et apéros) sont prévus en 2027.
Numérique (scope 3)
L’empreinte numérique a été évaluée par le bureau d’études Canopé, sur la base de quatre indicateurs :
– gaz à effet de serre,
– consommation d’eau douce,
– énergie finale,
– ressources.
Les facteurs d’émission proviennent de sources publiques reconnues (ADEME, IEA, bases de données scientifiques, fournisseurs).
Les équipements pris en compte :
ordinateurs, écrans, téléphones, tablettes, projecteurs, TV, serveurs, NAS/SAN, switches, stations d’accueil, casques, etc.
L’énergie finale n’a pas été incluse dans le total du bilan car déjà comptabilisée dans le Scope 1.



